Do you know Paris ? La Pagode qui surprend Paris

Forte de son intérêt pour la culture parisienne, et motivée pour les projets de ses clients, l’équipe Appartonaute parcourt quotidiennement avec entrain les rues de Paris et se délecte de ses merveilles architecturales. Parmi celles-ci, nous souhaitions vous parler de la Pagode, cette maison chinoise, surprenante île exotique au milieu d’un carrefour haussmannien, dans le 8ème arrondissement. 

Située au 48 rue de Courcelles, la Pagode était à l’origine un hôtel particulier de deux étages dans le plus pur style du 19ème siècle. En 1925, un collectionneur et marchand d’art asiatique nommé Ching Tsai Loo l’acquiert et décide de rendre hommage à son pays natal. Pour cela, il demande à l’architecte Fernand Bloch de le métamorphoser en pagode. 

Par Moonik — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16505185

Ces bâtiments, typique de l’architecture asiatique, sont à l’origine conçu pour conserver des reliques et servir de lieu de culte au bouddhisme. Grâce à ses nombreux étages et sa hauteur, elle servait aussi de tour d’observation. En Chine et au Japon, sa forme est très distinctive : chaque étage est chaperonné par un toit intermédiaire, dit “avant-toit” évasé et le toit final est en forme d’épi.

C’est donc cette architecture que Ching Tsai Loo choisit pour rendre hommage à la Chine. Construite en deux ans (1926-1928), la Pagode recouvre donc l’hôtel particulier et suscite de vives réactions dans le quartier : en effet, à l’époque, aucun permis de construire n’était nécessaire et cela permit au collectionneur d’assouvir sa fantaisie immobilière. 

Vendue en 2011, la Pagode garde un rôle artistique et présente la collection et la bibliothèque privée de Monsieur Loo (quelques 2000 livres et 3000 documents sur l’art asiatique)  ainsi que de nombreuses expositions sur la culture chinoise et son lien avec la France. 

Et le saviez-vous ? Il existe en tout trois pagodes à Paris ! Si celle de la rue de Courcelle est un hommage à l’empire du milieu, la seconde située 57bis rue de Babylone dans le 7e ardt de Paris se réfère à l’empire du soleil Levant. Construite en 1896 par l’architecte Alexandre Marcel, cet établissement était un cadeau du directeur du grand magasin Le Bon Marché à son épouse, à une époque où le japonisme éclairait les arts figuratifs aussi bien dans l’architecture, la mode ou le mouvement des peintres nabi. Après de nombreux rebondissements et changements de propriétaires, la Pagode de Babylone devient un cinéma d’arts et d’essais en 1956 très appréciée des cinéphiles et des réalisateurs. Elle ferme néanmoins ses portes en 2015 et retrouve un acheteur en 2017 qui travaille aujourd’hui encore sur sa possible réouverture.

Par Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2151634

La troisième est dans le Bois de Vincennes (12ème arrondissement) et sert aujourd’hui à l’Institut International Bouddhique. A l’intérieur s’y trouve le plus haut Bouddha d’Europe, un temple tibétain ainsi que plusieurs reliques. 

Bien que facilement reconnaissable, l’architecture « parisienne » recouvre en fait une réalité variée qu’Appartonaute aime explorer depuis la pierre de taille aux apports cosmopolites des Pagodes, toutes ces originalités stylistiques sont chères à nos coeurs. Il est souvent demandé par nos clients dans leur projet d’achat, de trouver quelques originalités à leur futur lieu de vie. Et nous aimons leur raconter l’histoire du quartier que nous leur présentons ! Et vous, avez-vous déjà réfléchi à ce que serait votre futur bien immobilier ? De quel monument insolite souhaiteriez-vous vous rapprocher ?