Do you know Paris? Quelle est la plus belle façade de la capitale ?

Depuis ses premières pierres jusqu’à aujourd’hui, les architectes et artistes de tous horizons ont nourri la beauté de Paris. L’une des périodes les plus riches fut bien évidemment l’Art Nouveau au début du 20ème siècle. Bien des créateurs ont marqué cette période, comme Hector Guimard avec les ornements du métro. Aujourd’hui, nous voulions vous parler de Jules Lavirotte et d’une de ses oeuvres les plus impressionnantes  : la façade du 29 avenue Rapp. 

Mais tout d’abord, qui est Jules Lavirotte ? Cet architecte venu de Lyon finit ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, avec l’enseignement du parisien Paul Blondel, lauréat du grand prix de Rome en 1876, et maître de l’architecture d’inspiration classique italienne.. Lavirotte fait évoluer son style et adopte l’Art Nouveau dont il devient l’une des figures emblématiques. Cet art lui permet d’exprimer son imagination et sa vision singulière à travers des formes organiques et poétiques. 

Pour concrétiser ses idées, il se rapproche du céramiste Alexandre Bigot et de sa technique de grès. Cette céramique est idéale pour les créations architecturales : très résistant et solide, il supporte les écarts de températures et les possibles changements chimiques de l’air. Vitrifié, il arbore un aspect brillant et net qui plait particulièrement à cette époque d’Art Nouveau. Jules Lavirotte s’entoure de quatre sculpteurs formés chez les plus grands (Rodin, Bourdelle, Belmondo…) et connus pour leurs oeuvres ornementales monumentales : Théobald-Joseph Sporrer, Firmin Michelet, Alfred Jean Halou et Jean-François Larrivé. C’est ainsi que la construction de la façade de l’Avenue Rapp commence à prendre forme.

La construction durera de 1900 à 1901, donnant naissance à un des trésors du patrimoine architectural parisien. La commande d’origine est un immeuble de rapport. Ce type de architectural, très courru au 19ème siècle, est en fait un investissement immobilier qui devait rapporter un revenu des différents loyers à son propriétaire.

 

 

Asymétrique, la façade dévoile une richesse impressionnante de détails. On y retrouve les différents canons de l’Art nouveau : végétaux foisonnants, figures lascives, volutes, oiseaux et autres animaux et quelques bustes parmi lesquels celui très impressionnant d’une femme au dessus de la porte d’entrée. La légende veut que cette gardienne soit un hommage à l’épouse de Jules Lavirotte.

Cette devanture exceptionnelle gagnera le concours de façade de la Ville de Paris en 1901, prix que l’architecte remportera à nouveau en 1905 avec le Céramic Hotel. La façade de l’Avenue Rapp sera classée “patrimoine du 20ème siècle” par arrêté en 1964. Jules Lavirotte a sévi à d’autres reprises jusqu’en 1908, presque tous dans les 7ème et 8ème arrondissements de Paris :

▪ 1898 : 151, rue de Grenelle, 75007 Paris

▪ 1899 : hôtel Monttessuy, 12, rue Sédillot, 75007 Paris (devenu le lycée italien Leonardo da Vinci)

▪ 1899-1900 : 3, square Rapp, 75007 Paris

▪ 1901 : immeuble Lavirotte, 29, avenue Rapp, 75007 Paris

▪ 1903 : 134, rue de Grenelle et rue de Bourgogne, 75007 Paris

▪ 1904 : Céramic Hôtel, 34, avenue de Wagram, 75008 Paris

▪ 1906 : 169, boulevard Lefebvre, 75015 Paris

▪ 1906 : 23, avenue de Messine et rue de Messine, 75008 Paris

▪ 1908 : aménagements intérieurs et transformations, 46, rue de la Faisanderie, 75016 Paris

En ces jours où la marche à pied devient reine, puisse cet article vous donner l’occasion de redécouvrir les pépites du 7e arrondissement et la douceur de ce quartier bourgeois que domine Madame Eiffel et bien d’autres monuments iconiques de Paris. Si ce genre de cadre vous fait rêver pour votre futur achat immobilier, alors n’attendez plus et commencez à le réaliser grâce à notre accompagnement en 2020 ! Contactez-nous pour évoquer votre projet et nous en dire plus sur vos attentes 😉